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L’attestation requiert de fournir un certain nombre de renseignements, dont quelques renseignements financiers intérimaires, donnés en date de l’attestation, notamment :
Attester de renseignements financiers intérimaires soulève des préoccupations, notamment pour les administrateurs qui détiennent le titre de CPA, car cela pourrait potentiellement aller à l’encontre de leurs obligations déontologiques. L’Ordre des CPA est actuellement en train d’étudier cette question et ses implications.
En effet, toute attestation mise à jour en cours d’exercice financier et qui se baserait sur des informations financières issues d’états financiers intérimaires n’ayant fait l’objet d’aucun procédé de clôture, de rapprochement bancaire complet, ni de corroboration ou de validation indépendante conformes aux pratiques professionnelles prescrites par l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec, doit être interprétée avec prudence et réserve lors de toute prise de décision économique.
Les informations financières présentées pourraient différer de façon significative si certaines transactions étaient corrigées ultérieurement pour tenir compte de divergences ou de changements d’interprétation quant à leur constatation (ex. : une charge constatée au fonds de prévoyance en cours d’exercice pourrait devoir être prise en compte dans le fonds d’administration après la révision de fin d’année).
Conformément au cadre conceptuel de l’information financière, une information doit être fidèle à la réalité économique, complète, neutre et exempte d’erreurs significatives. Bien que les chiffres intérimaires fournissent une indication de la situation, les écarts potentiels limitent la fidélité et la comparabilité de l’information tant qu’un rapprochement bancaire final et les procédés de clôture n’ont pas été effectués.
Pour le moment, tout administrateur qui détient le titre de CPA devrait s’abstenir de signer une attestation tant que l’Ordre des CPA n’a pas donné de directives précises à cet effet.
Si les données financières intérimaires peuvent poser un enjeu pour les CPA qui n’ont pas effectué de travaux de validation, les risques d’engager sa responsabilité sont les mêmes pour quiconque fournirait des renseignements financiers pouvant éventuellement s’avérer trompeurs, notamment pour l’acheteur.
Les litiges découlent souvent d’une frustration d’une partie qui se sent lésée, en général lorsque une cotisations spéciales ou des dépenses imprévues surviennent après la transaction.
Nous encourageons donc les syndicats à être vigilants quant à la comptabilisation des transactions qui affectent le fonds de prévoyance, mais plus particulièrement le fonds d’autoassurance.
Nous invitons également les syndicats à la plus grande prudence sur leur appréciation des comptes à recevoir à l’égard de sinistres et les encourageons à comptabiliser une »provision pour mauvaises créances » lorsqu’un doute s’installe quant à la capacité du syndicat de recouvrer des sommes ou lorsque les démarches juridiques requises pour faire valoir les droits du syndicat rende le recouvrement des sommes incertain.
Bien qu’il ne soit pas attendu du syndicat qu’il puisse prédire l’avenir, ce dernier gagnera à avoir une approche prudente quant à l’analyse des facteurs ou circonstances qui pourraient impacter défavorablement le syndicat et conséquemment de prendre l’habitude d’analyser annuellement la recouvrabilité des comptes à recevoir qui ne sont pas des charges communes est une pratique judicieuse qui vise à éviter d’éventuelles radiations importantes de sommes qui mèneraient alors à une cotisation spéciale.
La définition de liquidité peut varier selon le contexte. Sur le plan comptable, les liquidités regroupent tous les actifs devenant liquides à court terme, soit l’encaisse (liquidité bancaire ajustée des dépôts et paiements en circulation), certains placements et les comptes à recevoir.
Cela dit, le lecteur d’une attestation peut toutefois s’intéresser davantage aux liquidités immédiatement disponibles pour effectuer des transactions d’opérations courantes, auquel cas il faut considérer l’encaisse. Toutefois, cette encaisse devrait être ajustée des obligations dues à d’autres fonds, comme le fonds de prévoyance et le fonds d’autoassurance (dûs interfonds).
Par ailleurs, les liquidités devraient toujours être considérées en fonction des obligations (passifs) à court terme du syndicat, soit les comptes à payer et autres passifs exigibles à court terme. Les liquidités et les passifs à court terme d’un syndicat peuvent varier significativement dans le temps, puisqu’un syndicat reçoit constamment des factures à payer et émet des paiements, et ce, même au cours d’une même journée.
Ainsi, la donnée sur les liquidités apparaissant dans une attestation et issue d’états financiers internes peut différer de celle apparaissant directement au relevé bancaire de la copropriété, pour plusieurs raisons (liste non exhaustive) :
Voici quelques pistes pour vous protégez de ces risques :
Ces mesures de prévention pourraient vous éviter des imbroglios et de mauvaises interprétations de ce renseignement par une partie à la transaction immobilière.
Elise Beauchesne, CPA, Adm.A
Présidente Directrice générale
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